
Climas est un laboratoire de l'université de Bordeaux 3, englobant la multiplicité des aires culturelles et des approches de recherches dans le champ des études anglophones.
mardi 31 janvier à 17h30, Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine
Stefan Merrill Block, jeune écrivain américain né au Texas en 1982, sera à l'université Michel de Montaigne-Bordeaux 3 les mardi 31 janvier et mercredi 1er février. Il est l'auteur de deux romans The Story of Forgetting (2009) et The Storm at the Door (2011).
Il fera une conférence sur le thème de la maladie mentale dans son œuvre mardi 31 janvier à 17H30 à la MSHA. Cette présentation sera suivie d'un échange avec la salle.
Le matin, de 10h30 à 12h30, il rencontrera des étudiants de M2.
Mercredi 1er février, Stefan Merrill Block sera à la Machine à Lire, 8 Place du Parlement, à 18h30. Il sera interviewé par Bernard Duché, médecin neurologue et auteur de L'Ange-gardien.
Cette visite s'inscrit dans le cadre de l'axe de recherche "Dire les maux" développé par le centre de recherche CLIMAS à l'initiative de Pascale Antolin.
Voir aussi:
Appel à communications
Ce colloque a pour objectif d’étudier le phénomène de la folie du narrateur dans la fiction. Si la folie des personnages a fait l’objet d’un certain nombre de colloques récents portant sur les savants fous, les femmes et la folie, la folie et l’enfermement, etc., c’est ici le cas des narrateurs fous qui nous intéresse. La folie narratoriale, qui relève du phénomène plus large de la non-fiabilité tel que l’a défini Wayne Booth, éveille le soupçon, et met en jeu une instabilité, un décalage entre la voix du narrateur et celle de « l’auteur implicite ». On pourra ainsi s’interroger sur ce qui distingue la folie des autres types de non-fiabilité – regard d’enfant, partialité du point de vue, déficience intellectuelle, dysnarration, manipulation et mensonge, analphabétisme. Il s’agira dès lors d’explorer les manifestations narratives de la démence, de déterminer ce que seraient, pour paraphraser Barthes, des « effets de folie ». Existe-t-il une stylistique de la folie, des marqueurs récurrents, des façons codifiées d’exprimer la démence ?
Lire la suite : Colloque international « Les narrateurs fous / Mad narrators ».
Publié par le laboratoire Climas, cet ouvrage collectif explore dans ses chapitres la notion de "réserve" sous toutes ses formes et dans tous ses paradoxes, dans les cultures du monde anglophone. Cette notion convoque avec elle creux et plein, manque et excès, absence et présence. Le non-dit, l'innomable, le hors-champ, la retenue, le secret, le passif emmagasiné dans l'histoire du langage, des histoires, des formes artistiques sont autant de lieux, de foisonnements dont les auteurs analysent le fonctionnement, les formes et les modes, en un mot la façon dont ils renseignent l'oeuvre dont ils font, paradoxalement, partie intégrante. Cet ouvrage montre que la réserve est un carrefour critique à partir duquel envisager des entrelacs dans lesquels viennent se prendre la pensée et la pratique artistique.
En ouverture, ce volume contient un texte inédit de Eve Kosofsky Sedgwick (1950-2009), pionnière des études gay et lesbiennes.